"Forcément, que c’est dur. Aujourd’hui, je suis à 200 % biterrois, donc je ne peux être que content normalement. Mais dans l’autre cas, j’ai des amis de qui je suis resté proche, et avec qui je m’entends énormément bien. Je suis biterrois, je ne sais pas encore où je serai l’année prochaine. L’essentiel est de me battre pour un club qui m’a donné des émotions incroyables. Il me reste deux matches dans ce club, je vais en profiter à bloc. Ce sont les aléas d’un sportif de haut niveau. Depuis que je suis parti, je n’étais pas revenu. J’en garde de très bons souvenirs. Je le redis, mais j’ai des amis qui comptent pour moi ici. Je joue au rugby pour faire des rencontres. Je crois que c’est ça qui donne aussi la flamme. C’est ça qui est important. J’ai essayé de mettre l’émotion de côté. Je pense que quelqu’un qui avait beaucoup d’émotion, on le connaît tous, c’est Clément Doumenc. Je crois qu’il a fait la part de son boulot. Il a pris un jaune, son jaune habituel (rires). Ça a été une saison longue pour lui. Je tiens à lui tirer mon chapeau parce qu’il se bat, il avait à cœur de jouer ce match. Je crois que ce soir, il nous l’a bien rendu. J’ai envie de lui donner cette victoire aussi parce qu’il s’est battu toute la saison. Il a eu des pépins. Je crois que revenir chez lui, gagner contre son club de cœur, c’est aussi compliqué".
Clément Ancely, troisième ligne aile de Béziers :
"J’ai un mot pour le club de Carcassonne. Nous sommes à deux journées de la fin, ils étaient encore en vie. C’est un club mythique de la région, de la Pro D2. Respect et
à eux, ils n’ont rien lâché jusqu’au bout. J’ai aussi un petit mot pour tous les joueurs de Béziers, les futurs Carcassonnais, cela s’appelle être classe. Tout simplement. Ce sont des mecs qui seront dans le club d’en face l’année prochaine, il y en avait quand même beaucoup sur le terrain, vous l’apprendrez petit à petit. Ces gars-là méritent un respect assez exceptionnel parce que ce qu’ils font c’est assez énorme. Carcassonne sera entre de bonnes mains avec eux"


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