de JM » Mer 9 Sep 2026 07:34
Nevers s'est incliné pour ses deux premières sorties de la saison. Au moment de se déplacer à Béziers, une autre équipe sans victoire, les Nivernais commencent à être sous pression. ( RUGBYRAMA )
Les deux premières journées furent bien différentes pour Nevers. Lors de la réception de Montauban pour lancer la saison, les Nivernais avaient laissé bien trop de munitions en route et finissaient par s'incliner (21-25). Une semaine plus tard, du côté de Narbonne, l'Uson menait au score et le RCN laissait filer les occasions en route. Las, les coéquipiers d'Hugues Bastide s'inclinaient à la dernière seconde (28-26). Cruel... "Ça fait deux week-ends de suite que ça se joue en notre défaveur à la sirène, donc il y a de la déception et de la frustration", confiait après la rencontre Manuel Cabanes, entraîneur de l'attaque des Jaune et Bleu.
"On est maître du ballon à la 78e et on ne maîtrise pas notre sortie de camp : on perd la balle, ils ont ce dernier temps fort puis ils marquent", pestait Julien Kazubek concernant cette munition lâchée par Ted Condon sur un plaquage de Paul Belzons à l'entrée de ses 22 mètres. Pourtant, même dominés une bonne partie du match, les gars de Xavier Péméja avaient réussi à courber l'échine.
"Nous ne nous sommes pas mis dans les meilleures conditions car nous nous étions dit des choses et, au final, nous ne les avons pas respectées, reprenait le troisième ligne, abattu par le résultat du soir. On s'est menti ! Je pense que des fois, on les a trop regardés, on a trop subi et on n'a pas eu beaucoup de caractère, contrairement à la semaine dernière. Contre Montauban, justement, on voulait les prendre et tenir le ballon pour jouer, jouer, jouer. Ce soir, on a fait trop de fautes de main, encore une fois. On a des ballons et on les perd comme des enfants. D'ailleurs, des fois, je trouve qu'on a un comportement d'enfant... Au bout d'un moment, quand il y a une équipe en face qui vient de monter et qui va jouer le maintien jusqu'à la fin, dès qu'elle a une occasion, surtout à la maison sur son premier match, elle ne va pas laisser passer le truc. Nous, encore une fois, on laisse passer trop de choses. Entre Montauban et là Narbonne, on est trop gentils par séquences. Et le problème, c'est que pendant ces moments-là, on prend des points trop facilement..."
Des fois, j'ai l'impression qu'on n'a pas envie de marquer
Après deux journées, Nevers n'a que deux points de bonus défensifs au classement. Alors que se profile un déplacement chez un Béziers également en grande difficulté avec zéro point au compteur (vendredi, 19h30), les Nivernais sont sommés de réagir. Pour Julien Kazubek, cela passera par une meilleure maîtrise des possessions de balle : "C'est notre philosophie, on veut jouer. Mais des fois, il faudrait qu'on arrête cette passe de trop. On a des situations où on fait le plus dur puis le plus facile, on le manque. On fait tomber des ballons, on fait des passes de merde qui vont en touche, on commet un en-avant ou alors, on ne fait pas le bon choix. C'est toujours le dernier geste qui plombe les actions positives qu'on a. Il faut qu'on soit plus précis et qu'on ait plus faim d'aller scorer tout de suite. On est une équipe ambitieuse, mais des fois, j'ai l'impression qu'on n'a pas envie de marquer ou de faire mal. Contre Narbonne, on ne marque pas assez donc on ne gagne pas, tout simplement."
L'en-avant sur la ligne d'en-but de Simon Tarel (14e) ou cette mauvaise passe de Jioji Koroinawai à ce même demi de mêlée (74e), en sont des exemples, cette dernière action étant même un tournant du match car Noa Pommelet et les siens auraient pu tuer le suspense alors que le score était de 21 à 26... "On a manqué de constance, prolongeait Manuel Cabanes. Maintenant, l'objectif, c'est de ne pas avoir des trous, mais avoir un maintien dans notre performance." En revanche, le coach ne voulait pas "se cacher" derrière la quinzaine d'absences (Jaminet, Mayo, Derrieux, Petriashvili, Turner...) qui a obligé certains éléments à dépanner à d'autres postes, comme l'ouvreur Anselme Cellier titularisé à l'arrière dans l'Aude.
Le hasard du calendrier offre à l'Uson un déplacement à Béziers ce vendredi (19h30), à quelques kilomètres seulement du Parc des Sports et de l'Amitié, théâtre de leurs désillusions passées. Dans l'Hérault, après leur aller-retour dans la Nièvre, les Jaune et Bleu verront si les enseignements des deux premières journées ont été tirés. Pour bien lancer leur saison... ou se rapprocher de la crise dès le début d'exercice...