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Messagede joug » Mar 9 Juin 2026 14:00

Je met là le sujet pros d2 2026 2027
Voici itv sur rugbyrama du président du Bo il. Y a des ambitions aussi

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Pro D2 - "Pierre-Edouard Stérin se projette, à minima, sur sept ans" : le président de Biarritz Cyril Arrosteguy se livre sur la saison achevée et se projette
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Pro D2 - "Pierre-Edouard Stérin se projette, à minima, sur sept ans" : le président de Biarritz Cyril Arrosteguy se livre sur la saison achevée et se projette

Article rédigé par Pablo Ordas

Le recrutement, l'engagement de Stérin, le projet du stade, la volonté d'attirer des stars : le président Arrosteguy balaie l'actualité du BO.
Le recrutement, l'engagement de Stérin, le projet du stade, la volonté d'attirer des stars : le président Arrosteguy balaie l'actualité du BO. Icon Sport - Hugo Pfeiffer

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Publié le 09/06/2026 à 14:01

Alors que les joueurs du Biarritz olympique sont en vacances après une saison décevante qui s’est terminée à la dixième place, le président du club basque, Cyril Arrosteguy, nous a accordé un long entretien. Pendant près d’une heure, en fin de semaine dernière, il a présenté la feuille de route du projet biarrot, où il espère attirer plusieurs stars sous trois ans, évoqué le projet Aguiléra, fait un point sur les finances du club et fixé les objectifs pour la saison à venir.

Quel bilan faites-vous de la saison écoulée ?

On va dissocier le sportif et l'administratif. Nous sommes déçus du classement sportif. Il y a eu beaucoup d'aléas extrasportifs, qui ont fait que ça a pu perturber la préparation et la saison des mecs. On ne peut pas se satisfaire de la dixième place, il y a eu beaucoup d’irrégularités. On a réussi à faire d’énormes matchs contre de grosses équipes, nous avons pris huit bonus offensifs, nous avons fait des prestations abouties, mais nous avons aussi été capables de perdre face à des concurrents directs. Sur le volet administratif, le début de saison a été compliqué avec les deux commissions de discipline, tout ce passif qu’on a dû absorber et nettoyer, c’était assez fatigant, éprouvant. Pour autant, aujourd’hui, tous les indicateurs, hormis le sportif, sont au vert. Nous avons fait +18 % sur la billetterie, +16 % sur le partenariat, +30 % sur la buvette et +8 % sur le merchandising. Les équipes de l'administratif se stabilisent, on met en place des événements comme l’accueil de la finale des féminines ou le Super Sevens. Nous avons renoué les liens avec l’association, nous sommes très contents de l'administratif, un peu moins du point de vue sportif, c’est frustrant que ça ne suive pas.

Que faire pour que le sportif aille mieux, alors ?

Ce n’est pas toujours aisé d'identifier ce qui ne va pas. Il n’y avait pas de points faibles, mais l’an dernier, dans un souci de vigilance financière, on a coupé de nombreux coûts sur le sportif et l'extrasportif. Je pense, par exemple, à la préparatrice mentale qu’on a relancée fin avril et qui sera là avec nous l’an prochain. On aura un stage de présaison, pas mal d'événements sur la cohésion. Le recrutement a été ciblé. On change d'entraîneur. Sur l’animation offensive, nous étions peut-être assez vite limités, restreints. C’est important d’amener du neuf dans le staff aussi. Avec l’expérience de Stéphane (Prosper), on espère qu’on aura une forme de complémentarité du staff pour amener une belle plus-value dans notre animation offensive.

C’était votre première saison à la tête d’un club. Qu’en retenez-vous ?

J’ai beaucoup appris sur les us et coutumes du rugby, du Pro D2. Le premier semestre a été une période fatigante, il y a eu le passage du conseil de surveillance en conseil d'administration, il y a eu tout le départ de l’ancienne gouvernance. Il fallait intégrer Louis de Baudus (le directeur général), pour qu’il soit le plus efficient possible. Sur le deuxième semestre, j’ai plus subi le volet rugby et sportif avec des décisions tardives. Les résultats étaient en dents de scie, il y avait la pression du résultat, d’une éventuelle descente. Ça a été une saison éprouvante, mais en même temps, je suis gonflé à bloc pour la saison prochaine. On a beaucoup de projets, de l’ambition et l’envie de voir vers le haut. J’ai déjà envie d’en découdre, d’être en août et d’attaquer la première journée de championnat. Avec ce que j’ai appris cette année, il y a beaucoup d’erreurs qu’on pourra éviter la saison prochaine.

Vous évoquez beaucoup de projets. C’est-à-dire ?

Il y aura, cet été, l’organisation de différents événements. La saison prochaine, il y aura de nombreux départs, on va travailler pour préparer le sportif avec une équipe qu’on aura, maintenant, totalement choisie. Le but, c’est de bien travailler pour choisir les bonnes personnes qu’on veut la saison suivante, et de continuer à augmenter nos revenus avec une équipe qui se stabilise dans la gouvernance. J’ai bon espoir que de nouveaux partenaires et soutiens nous accompagnent. Au cœur du projet, il y a le volet stade qui sera primordial pour l’avenir du club. On voudra travailler en concertation avec l’association et la mairie pour avancer rapidement là-dessus.

On reviendra sur le stade plus tard. Où en êtes-vous du recrutement ?

Il est presque fini, il reste un ou deux joueurs à finaliser. On a eu de mauvaises nouvelles, parce que Yohan Beheregaray va se faire opérer, il en aura pour six mois. Thomas Hébert s’est fait les croisés, il sera aussi absent six mois. On rouvre donc certains dossiers à ce poste.

Quels postes ciblez-vous ?

On regarde un peu tout derrière, dix, centre, arrière. Devant, on regarde le poste de pilier droit.

Où en est le dossier Joe Jonas ?

On est en train de négocier le volet financier. Lui est en train de voir avec le Stade français Paris les conditions de son départ. Les négociations avancent.

Avez-vous bon espoir ?

À l’heure actuelle, non.

Zach Kibirige sera-t-il joueur du BO l’an prochain ?

C’est encore trop tôt pour le dire.

Une négociation pour une sortie est-elle en cours ?

Oui.

Pourquoi a-t-il aussi peu joué cette saison ?

Il avait du mal à s’inscrire dans le projet de jeu de l’équipe.

Zach Kibirige avec le BO cette saison.
Zach Kibirige avec le BO cette saison. Icon Sport - Scoop Dyga

Quel sera le budget prévisionnel du BO l’an prochain ?

Aux alentours de 12 millions.

Avant votre arrivée, le BO perdait, chaque année, environ 3 millions d’euros. Avez-vous réduit ce trou ?

Oui, d’un million d'euros. Maintenant, il se situe à un peu moins de 2 millions.

Êtes-vous satisfait ?

En un an, je trouve ça assez fort, je suis très content. Maintenant, il faut continuer. On ne peut pas se satisfaire de ça et se dire qu’on va perdre deux millions par an, à chaque fois. Il faut continuer à travailler pour réduire le déficit du club et trouver un juste équilibre entre la performance économique et sportive du club.

L’actionnaire va-t-il remettre au pot ?

Une garantie sera amenée, oui.

À quelle hauteur ?

On ne sait pas encore. La Ligue ne nous l’a pas encore demandée.

Que pense le propriétaire, Pierre-Edouard Stérin, de la situation ?

Il est content de s’inscrire dans le projet du club. Aujourd’hui, il nous accompagne à travers ses ressources financières, mais pas que, avec les ressources humaines de ses équipes, qui sont là sur le volet financier, la communication, le conseil stratégique. Il est pleinement investi dans le club, il croit dans le projet de redorer l’image du club et il nous soutient au quotidien.

Mais il perd toujours de l’argent…

Oui, mais vous savez, Pierre-Edouard Stérin accorde chaque année un certain nombre de millions d’euros qu’il met dans des sociétés et projets auxquels il croit, sans attendre un quelconque retour sur investissement.

Jusqu’à quand Stérin est-il engagé avec le BO ?

L’an prochain, il amènera une garantie pour un an. Quand tu achètes un club, tu dois garantir, financièrement parlant, les pertes du club pendant trois ans, pour montrer que tu as les reins suffisamment solides. Chaque année, il devra garantir les pertes du club. La durée de trois ans, c’est un engagement sur la durée pour dire "oui, lui peut financer ce club-là". Si demain, il dit qu’il veut partir car il y a un autre acheteur, cet acheteur devrait montrer qu’il a le capital disponible pour pouvoir financer le club. Le but, c’est que des personnes ne se retrouvent pas à la tête d’un club pour un an.

Concrètement, Stérin et le BO, c’est pour du long terme ?

J’espère que ce sera du long terme et qu’on écrira une belle histoire ensemble. Il se projette, a minima, sur sept ans.

Avec toujours ce projet de recruter Antoine Dupont ?

Ça n’a jamais été Dupont particulièrement…

Antoine Dupont face au BO en 2021.
Antoine Dupont face au BO en 2021. FEP / Icon Sport - FEP

Récemment, le BO a approché l’entourage de Thomas Ramos. Quelle est la démarche, au juste ?

Dans le cadre de notre projet d’atteindre le Top 14 et de remonter dans les prochaines années, on regarde comment on peut élever notre niveau de jeu. On a envie d’avoir dans nos rangs un leader et un joueur de la trempe de Thomas (Ramos). On regarde quel type de joueur pourrait nous tirer vers le haut avec des exigences de haut niveau, en apportant son savoir-faire, sa maîtrise, son leadership, son expérience du haut niveau. Ce serait un atout majeur pour un club comme nous. Ça fait partie du projet du BO d’avoir un ou plusieurs joueurs cadres comme Thomas, qui ont connu le très haut niveau, pour apporter leur expérience et atteindre les sommets. Après, est-ce que ça sera lui ? C’est trop tôt pour le dire… Plus que Thomas Ramos, c’est un profil de joueur que l’on recherche.

Sous quelle échéance aimeriez-vous recruter un joueur de ce calibre ?

Dans les trois ans. Il faut qu’on arrive à montrer aussi qu’on soit attractif pour le joueur, qu’on ait un certain standing. On peut imaginer qu’après la Coupe du monde, un certain nombre de joueurs seront libérés. L’idée, c’est de trouver un joueur qui a connu le très haut niveau et qui pourrait nous amener toute son expérience, son savoir, son leadership.

On a souvent vu les hommes de confiance de Stérin à Aguiléra. Et lui ? Viendra-t-il parfois au club ?

Non, il a ses occupations et ses obligations. Il ne pourra venir que très ponctuellement à Aguiléra, mais ce n’est pas l’objectif.

En quelques mots, comment définiriez-vous le projet du BO ?

Un projet ambitieux et passionnant avec beaucoup de travail. On repart de zéro. C’est challengeant, stimulant. On a tout à faire à tous les niveaux.

Sur les finances du club, votre père, Patrick Arrosteguy a-t-il racheté des parts de Stérin, ou compte-t-il le faire ?

Il y a des discussions pour ouvrir le capital et faire rentrer un actionnaire minoritaire. Ça pourrait être un groupement de plusieurs entrepreneurs et familles locales, qui sont intéressés, dont ma famille.

Aperçu plusieurs fois à Aguiléra, Pierre-Olivier Toumieux (ancien président du conseil de surveillance de l’Aviron, NDLR), pourrait-il faire partie de ce regroupement ?

C’est une piste, oui.

Et Romain Ripert (un actionnaire de l’Aviron qui a quitté le conseil d'administration bayonnais l’an passé, NDLR) ?

J’aimerais beaucoup qu’il nous rejoigne, oui, mais je ne suis pas sûr que ce soit dans ses projets.

Discutez-vous avec Elie Benmergui (un actionnaire de l’Aviron qui a quitté la direction du club il y a plusieurs années, NDLR) ?

Vous allez faire tous les noms (rire) ? On discute avec tout le monde.

Jérémy Erlich est devenu actionnaire du BO en octobre dernier. Il ne s’est jamais exprimé par rapport à cet engagement. Que fait-il au BO ?

Il est arrivé il y a un an. Jérémy nous accompagne de manière régulière. Il est membre du conseil d'administration, il nous amène beaucoup sur la recherche de partenaires et l'augmentation de revenus à l’étranger. Dans l'optique de la Coupe du monde en Australie, il travaille beaucoup avec des partenaires américains, pour essayer de créer une histoire et voir comment on peut amener une plus-value, afin de mettre le club en avant par rapport à ces partenaires américains.

Le stade Aguilera de Biarritz.
Le stade Aguilera de Biarritz. Icon Sport - Bruno Bereau

Envisage-t-il toujours de faire des concerts à Aguiléra ?

C’était trop court pour cet été, mais c’est à l’étude. On ne maîtrise pas le modèle, on continue à peaufiner la recherche d’un modèle économique viable.

Où en est le projet du stade, maintes fois évoqué, jamais réalisé ?

Ce qui fait que le projet aboutira, c’est le soutien infaillible et indéfectible de la ville. Sans la ville, il ne pourra jamais voir le jour.

Et donc, concrètement ?

Nous sommes toujours en phase d’étude. Serge Blanco donne les directives sur le cahier des charges. Il y a eu plusieurs rendez-vous. La balle est dans notre camp pour travailler le modèle afin de présenter un premier projet.

Dans un monde idéal, sous quelle échéance ce projet pourrait-il voir le jour ?

C’est compliqué, ça… J’aimerais avant la fin du mandat de Serge Blanco.

Comment sont vos relations avec Serge Blanco ?

Elles sont bonnes.

En résumé, comment voyez-vous la suite ?

À court terme, on veut avoir une équipe plus performante pour essayer de viser le haut du tableau et essayer d'accrocher une sixième place la saison prochaine. Après, il y a le projet de la montée. Il faut profiter de l’ère post-Coupe du monde, avec tout un tas de contrats qui vont être renouvelés. Pour monter, il faut avoir une économie plus solide, avec un actionnariat diversifié, pour ne pas dépendre que d’une personne. Pour que la diversité des revenus soit plus importante, ça passera forcément par l’outil stade.

Vous évoquez une économie plus solide avec un actionnariat diversifié. Cependant, qu’est-ce qui empêche Stérin de poser 20 millions d’euros sur la table, pour le BO, afin de vous permettre d’avoir une très grosse équipe, dès l’an prochain, pour candidater à la remontée ?

Premièrement, il n’y a pas de vérité dans le sport. Ce n’est pas parce que tu mets 20 millions que tu monteras. Et puis si tu mets 20 millions, ok, mais tu construis quoi ? On ne veut pas faire du one-shot, on veut construire, prendre le temps, nettoyer la base et essayer de monter tout en ayant une économie pérenne. Le but, c’est que le club ne dépende pas d’un mécène. On continuerait à se mordre la queue et on retomberait dans nos défauts. Le but, c’est de trouver un modèle économique qui soit plus pérenne, qui nous permette d'augmenter notre niveau sportif et notre masse salariale, avec une diversité des revenus. On ne veut pas tendre vers une dépendance avec quelqu’un qui mettrait des millions chaque année.

Mais pour l’heure, vous êtes dépendants de Stérin…

Oui, mais le but, c’est de ne pas dépendre de quelqu’un qui met 3 millions. Brive, cette année, a posé trois millions, mais ils étaient positifs sur les années d’avant. Tu peux viser un certain modèle économique en prenant le temps. Quand tu échanges avec Vincent Merling, il te dit que sur son mandat de président, il n’a mis de l’argent que pendant deux ans, puis il a trouvé son modèle économique. La Rochelle a pris son temps pour monter, elle a construit. Bordeaux aussi a pris le temps de remonter.


A noter dans cet itv le budget et de 12md d’euros et beziers ?
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